4eme de couverture : "Moi, je crois au premier regard, maman. Je crois à la première impression. Je crois au langage des yeux. Au vertige. A la foudre.

- Ce à quoi tu crois, ma petite fille, cela aboutit au chagrin."

Il y a les promesses que l'on se fait à vingt ans, et les rencontres que nous réserve le hasard. Il y a le bonheur que l'on croyait tenir, et celui après lequel on court. Il y a urgence à vivre."

Nombre de pages lues : 282 pages

Mon avis : Une histoire tragique, où l'espoir essaie de se frayer un chemin, magnifiquement écrite par Grégoire Delacourt. Ses mots décrivent avec passion et émotion, la fulgurance du désir quand une rencontre apporte des palpitations à votre coeur, à votre corps.

Le désir n'est pas une évidence dans un couple, après des années de mariage. Il n'est plus une flamme rougeoyante qui crépite, il devient une braise éteinte qui ne repart pas...

C'est la première fois que je lis Grégoire Delacourt et "Danser au bord de l'abîme" pour une première lecture, c'est prendre le risque d'aimer ou pas. Ces deux soirées de lecture furent palpitantes, car il sait écrire la beauté des émotions qui traversent nos vies, qu'elles décrivent la tristesse ou la joie.

Je partage avec vous deux extraits : "Les mois avaient passé. Puis toute une année. Et une autre encore. Mon estime de moi s'était inexorablement effritée, installée que j'étais dans la passivité d'une vie, incapable de la prendre en main, ensommeiller par le ressac de la médiocrité. Je me vidais de moi-même. Je m'essoufflais à ne pas m'envoler." (page 31)

"Le désir, c'est cette tache qui apparait là où elle fait le plus mal. Plus on essaie de l'enlever, plus on frotte, et plus la tache augmente. Elle devient une obsession, visible de tous, jusqu'à être indélébile. Jusqu'à faire partie de nous. La résistance ne fait qu'augmenter le désir. Il prend possession de nous." (page 46)

Grégoire Delacourt "Danser au bord de l'abîme". Editions Le Livre de Poche, 2018.

Fabienne

DELACOURD