4e de couverture : "Orpheline maltraitée, sans fortune et sans beauté, Jane entre comme gouvernante au mamoir de Thornfield, pour s'éprendre du ténébreux Rochester, le maître des lieu. Entraînés par une passion sensuelle et une égale expérience morale, ils envisagent bientôt le mariage. Mais une présence mystérieuse hante ce domaine perdu entre landes et bruyères. Qui est cette femme, cette "folle" recluse dans une mansarde de Thornfield, qui menace leur union ?"

Nombre de pages lues :761 pages

Mon avis : Un sublime roman qui nous entraine dans la vie de Jane Eyre, une jeune courageuse, qui a su dans certaines circonstances se dresser contre l'adversité.

Grâce à l'écriture de Charlotte Brontë, précise, nous ressentons les émotions et les interrogations de son personnage. Parfois, l'auteur interpelle le lecteur pour lui faire part de ses décisions, bonnes ou mauvaises, mais en justifiant son choix.

L'écriture de Charlotte est très différente de celle d'Emily, mais je reparlerai de tout cela lors de mon bilan final. 

Dans ma prochaine lecture, je vais découvrir la plume d'Anne Brontë.

Extraits : "...Aucune femme n'a rien à gagner à se laisser flatter par son supérieur, qui ne peut en aucune manière avoir l'intention de l'pouser ; et pour toutes les femmes c'est folie que de laisser un amour secret s'éveiller en elles : car, s'il n'est payé de retour et s'il reste inconnu, il ne peut que dévorer la vie qui l'a nourri ; s'il est découvert et rencontre un écho, il ne peut que conduire, à la façon des feux follets, vers d'inextricables bourbiers" (Page 274)

"Je le regardais, et j'éprouvais à le regarder un plaisir intense...un plaisir précieux et en même temps poignant ; de l'or pur, mais avec une pointe acérée de souffrance ; un plaisir comme on pourrait éprouver l'homme mourant de soif, qui sait que le puits vers lequel il s'est trainé est empoisonné, mais ui se penche pourtant et avale de grisantes gorgées d'eau" (Page 297)

"La sensibilté sans le jugement n'est en vérité qu'ne potion bien insipide ; mais le jugement qui n'est pas tempéré par la sensibilé est une substance trop amère et trop rugueuse pour pouvoir être avalée par un gosier humain" (Page 400)

Charlotte Brontê "Jane Eyre". Traduit de l'anglais par Sylvère Monod. Editions Pocket, 2012.

JANE EYRE